 |
| |
Le saxophone de Stefano s’envole et nous transporte à travers les âges du bop à une vitesse fulgurante. Chez Di Battista, l’engagement est total, né de l’alliance de la fougue et de la générosité. L’émotion et la volonté affleurent de son saxophone et se font le ciment d’un véritable groupe qui communique une énergie toute dédiée à une musique en évolution constante. Sous le signe de la convivialité, chère à sa terre natale, les rencontres et les expérimentations diverses s’enchaînent, nous livrant à chaque fois une musique d’une fulgurante sensibilité. Volare démontre l’immense cohésion existant entre ces cinq hommes, quintet soudé par la rythmique Legnini, Bonaccorso, Henocq, et transporté par les souffles de Di Battista et de Boltro. PO.T.
Stefano Di Battista va vite. C'est I'une de ses principales qualités, cet engagement total qui joue avec le hasard et provoque la chance. En quelques années époustouflantes, le jeune saxophoniste a su imposer la fougue et la virtuosité de son jeu dans les contextes les plus divers, au point d'être aujourd'hui considéré comme l'une des valeurs les plus sûres du jazz européen contemporain. Entouré d’une rythmique implacable, dont les rênes sont tenues par les non moins talentueux Legnini, Bonaccorso et Henocq, Stefano di Battista se trouve magnifiquement secondé par la trompette de Flavio Boltro. Retour rapide sur l'éclosion de la comète. Stefano Di Battista naît à Rome le 14 février 1969. Une famille mélomane mais pas musicienne. Il commence le saxophone vers l’âge de 13 ans dans une banda, ces petites formations de quartier, composées en majorité d'enfants, à I'orchestration aléatoire, beaucoup de cuivres, trompettes, trombones, tuba, rythmique minimaliste, grosse caisse, et puis des saxophones, des clarinettes, des flûtes... Là, jusqu'à 16, 17 ans, Stefano expérimente ce qui va devenir l'une des qualités essentielles de sa musique : la convivialité. A la même époque il fait deux rencontres décisives qui orientent sa vocation: il découvre le jazz en tombant amoureux de la sonorité acide d'Art Pepper (" J'ai tout de suite voulu jouer comme ça... C'était le début de la passion.") ; et rencontre l'homme qui allait devenir son mentor, le légendaire saxophoniste alto, Massimo Urbani - "c'etait un monstre, il jouait sans savoir ce qu'il faisait. Instinctivement. Il m'a appris l'énergie, l'engagement physique et spirituel dans la musique. La générosité..." Stefano sera musicien de jazz... Il s'inscrit pourtant au conservatoire, parfait sa technique en s'initiant à la tradition classique du saxophone (Jacques Ibert, etc.) et obtient son diplôme, 1er prix du conservatoire à 21 ans... Alors il commence à jouer dans divers orchestres de pop music, de variété italienne, il "fait le métier", gagne sa vie... En 1992, il se retrouve par hasard au festival de jazz de Calvi ; il y rencontre pour la première fois des musiciens français, Jean-Pierre Como notamment qui l'invite à venir jouer à Paris. Pour Stefano, c'est la révélation: "Quand je suis arrivé en France j'ai eu l'impression d'y être né. En Italie, j'avais l'impression de ne pas exister..." Dorénavant, Stefano fait la navette entre Paris et Rome, multiplie les auditions pour dénicher quelques engagements. Finalement il obtient deux concerts au Sunset en trio avec le batteur Roberto Gatto et Michel Benita. Gatto annule, Aldo Romano le remplace au pied levé et tombe sous le charme du style généreux du saxophoniste. Une amitié naît instantanément entre les deux hommes. Le second soir Stéphane Huchard tient la batterie et invite Laurent Cugny, alors sur le point de prendre les commandes de l'ONJ. Nouveau coup de foudre, Stefano est engagé sur le champ. En deux soirs de rêve, la vie de Di Battista a changé. On est en 1994, sa carrière passe dorénavant par Paris. Il s'y installe et commence alors une vie musicale débridée. Outre sa participation aux projets d'Aldo Romano, dont deux disques se font les témoins (Prosodie et Intervista), et sa présence au sein de l'ONJ de Cugny, il multiplie les rencontres, fait quelques concerts en trio avec Humair et Jenny-Clark, joue avec des musiciens américains de passage, comme Jimmy Cobb, Walter Booker, Nat Adderley... Autant d'expériences inoubliables pour ce "gardien de la flamme": "Je suis toujours en quête de l'esprit du jazz, celui que j'entends quand j'écoute Cannonball Adderley... J'aime l'idée d'une musique simple, communicative... qui reste fluide et directement perceptible même si pour en arriver là on met en jeu des structures complexes... Mon rapport à la tradition est dans l'imitation de procédés formels : les phrases, les notes, tout ça ce n'est rien sans l'esprit qui les anime... Le jazz c'est être ensemble : c'est cette générosité et cette convivialité que je recherche." Aujourd'hui, la carrière de Di Battista est à un tournant. Pilier incontestable des divers projets d'Aldo Romano, appelé par Michel Petrucciani à rejoindre son nouveau sextet, Stefano sait aussi qu'il doit maintenant travailler à imposer sa propre musique. Ce premier disque sous son nom pour Label Bleu, Volare, est un pas décisif dans cette voie. A la tête d'un quintet, composé d’Eric Legnini, son pianiste depuis trois ans, irremplaçable désormais, "l'égal d'un Alain Jean-Marie", de Benjamin Henocq et de Rosario Bonaccorso - "une rythmique résolument jazz, comme je les aime", Di Battista propose une musique directe, basée sur l'énergie et le respect de la tradition. Dans l'esprit du jazz.
Contacts
Agent
Pays: France
Nom: Reno Di Matteo
Tél: 0145080000
Fax: 0145080333
E-mail: reno.dimatteo@wanadoo.fr
Site web: www.anteprimaproductions.com
Adresse: ANTEPRIMA
22 rue de Navarin
75009 Paris
|
|
| |
|
|
|