Né à Tananarive en 1961, D’Gary est le fils d’un gendarme Bara, cette ethnie qui élève les zébus sur les hauts-plateaux semi-désertiques du sud de Madagascar. En 69, il suit son père muté à Tuléar, puis à Betroka, chef-lieu de la région Bara, où celui-ci prend sa retraite en 78. D’Gary a dix-sept ans. Sa rencontre avec les cultures du sud, dont il est issu, est un choc. Il découvre les souffrances de son peuple : les terres se dégradent ; le vol de zébus, sport traditionnel de la région, est maintenant orchestré à grande échelle par des hommes d’affaires qui organisent les voleurs en bandes armées et corrompent la justice pour protéger un juteux trafic de bêtes et de viande. Gary prend fait et cause pour son peuple et met ses souffrances en musique.
A Tuléar, il avait appris à jouer de la guitare sur un instrument artisanal, et fondé un petit groupe. A Betroka il cherche à adapter son jeu aux styles traditionnels des ethnies du sud, qu’elles soient Bara, Antandroy, Vezo ou Masikoro. Cette recherche va faire de lui l’un des guitaristes internationaux les plus étonnants, un musicien recherché par les fous de guitare du monde entier pour son jeu inédit, ses “open tuning” (accords libres) insensés.

Crédit Photo : Philippe Dupuich.


Dès 79 D’Gary est invité à enregistrer un 45 tours à Tananarive avec le groupe l’Echo de Betroka. Très vite, il acquiert la réputation de musicien, capable d’adapter son jeu à toutes les tonalités, de reproduire le son de tous les instruments de la tradition : marovany, kabossy, valiha... C’est le début d’une carrière qui le mènera à jouer divers styles malgaches : ceux du nord avec Feon’Ala, la musique Betsileo avec Rija etc... En 85 le propriétaire d’un petit studio de Tamatave, Dida, le prend sous sa protection et lui permet, pendant deux ans, de se consacrer entièrement à la recherche. A l’issue de ces deux années il forme son premier groupe, Iraky Ny Vavarano (le Messager du Sud), un trio guitare, chant et percussion (avec déjà la chanteuse Lala, de Tulléar).
Les tournées internationales commencent : en France avec Feon’Ala (91), au festival de Louisiane et à celui de Moeurs en Allemagne (93). En 92, il enregistre Malagasy Guitar et World Out of Time I pour l’américain Henry Kaiser, puis un autre album de guitare au festival de Louisiane, et World out of Time Vol. II (93). C’est en 94 qu’il forme Jihé, son nouveau groupe, avec toujours la chanteuse Lala, le bassiste Mario (frère de l’accordéoniste Régis Gizavo, de Tuléar), le batteur Amina Akbar et une choriste-danseuse, Irma. C’est avec eux qu’il a enregistré Horombé pour Label Bleu, qui lui a permis d’exprimer, dans la plus totale liberté, son inspiration musicale.
Jihé (prononcer Zihé) veut dire “chanter en courant”, et désigne une pratique des gardiens de zébus lorsqu’ils ramènent leurs troupeaux, le soir, au petit pas de course, en scandant des chants. On fait aussi le Jihé lorsqu’on va offrir un bœuf à une famille endeuillée, ou lorsqu’on enterre quelqu’un : c’est une réaction positive à l’accablement, une façon de réveiller le courage et l’espoir dans une situation difficile.


Contacts

Agent
Pays: France
Nom: LMD Productions/Maïté
Tél: 01 48 57 51 48
Fax: 01 48 57 07 63
E-mail: maite@maitemusic.com
Site web: www.maitemusic.com
Adresse: 23, rue Parmentier
93100 Montreuil



 
 
 
 
 
 
 
 
© 2003 Label-Bleu - Tous droits réservés
  Les musiques et les vidéos sont au format Real Player One
[Téléchargement Gratuit]

Réalisation du site : Le Studio Mondomix