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Juan José Mosalini est un des maîtres majeurs du Tango de l'époque moderne. Résidant en France depuis bientôt vingt-cinq ans, il a étendu son œuvre de création et d'enseignement à toute I'Europe et à une bonne partie du monde. Fondateur de prestigieuses chaires de bandonéon, où il développe de savants traités d'apprentissage de la technique et du style, le maestro Mosalini reçoit dans les conservatoires de Paris des disciples de multiples pays. «Je place Juan José Mosalini parmi les grands chefs de notre temps, aux côtés d'excellents musiciens qu'il a formés lui-même à cette langue ; il a le don de savoir susciter une expression particulière, fruit de l'affirmation d'un style personnel qui unit tous les instruments de I'orchestre en une seule entité, l'orchestre lui-même ». (Horacio Ferrer A Buenos Aires, c'était déjà le XXIe siècle ).
Crédit Photo: Didier Cry
Né le 29 novembre 1943 d'une famille d'artisans passionnément musiciens, Juan José s'initie au bandonéon en s'imprégnant, grâce à son père, des traditions de la musique populaire d'Argentine. Il étudie l’instrument dès l’âge de 8 ans. Il devient musicien professionnel à 17 ans, obtenant en 1961 le premier prix d’un concours organisé par la télévision de Buenos Aires “Nace una estrella” sur Canal 13. De 1962 à 1976, il travaille avec les plus grands orchestres et solistes d'Argentine. Il compose, arrange, interprète, accompagne et se produit entre autres avec José Basso, Leopoldo Federico, Astor Piazzolla, Osvaldo Pugliese, Susana Rinaldi, Edmundo Rivero, Horacio Salgán... Au cours des mêmes années, il fonde, avec le bandonéoniste Daniel Binelli, son premier ensemble, le quintet Guardia Nueva, qui s'avère une des expériences les plus riches et les plus originales du tango d'avant-garde. En 1977, il s'installe en France, qu'il choisit comme nouvelle patrie musicale. Il y retrouve d'autres musiciens argentins avec lesquels il crée Tiempo Argentino. Chaleureusement accueilli par la presse, ce groupe participe à de nombreuses tournées européennes et se produit sur quelques grandes scènes parisiennes comme le Palais des Arts ou l’Olympia. Il enregistre un album, Tango Rojo, où l'on retrouve, entre autres, le pianiste Gustavo Beytelmann, le flûtiste Enzo Gieco et le guitariste Thomas Gubitsh. En 1978, il poursuit ses recherches novatrices en enregistrant un disque de bandonéon solo. Véritable dialogue entre le musicien et son instrument, sachant réunir poésie et virtuosité, cet enregistrement, préfacé par Julio Cortázar fait l’unanimité de la critique et consacre son auteur dans le milieu artistique. En 1980, il fonde un nouvel ensemble à l’instrumentation inhabituelle (bandonéon, piano, basse électrique, percussions), Canyengue, dont le nom évoque une onomatopée issue des rythmes du tango. En 1982, il crée un trio avec le pianiste Gustavo Beytelmann et le contrebassiste Patrice Caratini. Leur 1er CD, La Bordona, sort en 1983. En 1984, il participe au World Music Meeting de Baden-Baden (Allemagne) comme représentant de l’Argentine et enregistre un disque. En 1985/86, il compose plusieurs musiques de films : Double Face et Le quatrième pouvoir de Serge Leroy, Le génie du faux, film en quatre épisodes pour Antenne 2 et Coeur de marbre de Stéphane Kurc. Au cours de la même période, il entame la rédaction d’une méthode de bandonéon commandée par le Ministère de la Culture et effectue avec le Trio Mosalini/Beytelmann/Caratini une tournée en Uruguay et en Argentine. Leur second, Imagenes sort l’année suivante. En 1988, il entreprend la réalisation d’une collection Bandonéon à la demande des Editions Henry Lemoine. L’année suivante, il crée le premier cours de bandonéon en Europe au conservatoire de Gennevilliers où il enseigne depuis lors. Il compose avec Enzo Gieco et Atahualpa Yupanqui (livret) la cantate La Parole Sacrée, créée le 21 juin au Palais des Congrès de Nanterre dans le cadre de la commémoration du Bicentenaire de la Révolution Française qui sera rejouée à Châtillon, à Gennevilliers (2 concerts), à Lorient (2 concerts) et à Amiens. En octobre, il enregistre le troisième album du trio : Violento. En 1990, il compose une œuvre pour bandonéon, guitare et orchestre à cordes, créée en mai avec le guitariste Roberto Aussel (commande du conservatoire de Juvisy et du Ministère de la Culture), Fantasias Camperas y urbanas. Puis crée en 1992 le Grand Orchestre de tango avec lequel il se produit depuis dans le monde entier : Japon, USA (février 98, juillet 99 à l’Hollywood Bowl), Sicile, Pays Bas, Allemagne, Norvège (1994-2000), Belgique, Canada (Montréal, Toronto), Grèce, Suisse, Tunisie (1993)… et en France bien sûr. En 1994 sort son CD Bordoneo y 900 avec son Grand Orchestre de Tango. La même année, il forme un quintet avec le violoniste Antonio Agri, qui se produit avec succès au Japon, en Angleterre et en France, jusqu’à la mort d’Antonio Agri en octobre 1998. Son travail de pédagogue se développe au-delà du Conservatoire de Gennevilliers avec notamment le travail réalisé avec les élèves de musique de chambre du Conservatoire de Metz depuis 1994, dont un CD est sorti en octobre 1998, mais également avec les conservatoires de Juvisy/Orge, Le Havre, Calais (avril 2000), Montmorency (avril 2000) et Toulouse. Sa passion pour la transmission lui fait se rapprocher avec bonheur des musiciens classiques pour faire découvrir un répertoire vaste et adapté, notamment pour orchestre à cordes ou orchestre symphonique. Il participe volontiers à tout type d’expérience autour du bandonéon et du tango argentin dont il a une culture large et rare. Il a joué comme bandonéoniste soliste avec le quatuor Enesco, avec l’orchestre de Picardie, l’Orchestre National de Lille (1995), l’Orchestre National Bordeaux-Aquitaine (1998), l’Orchestre d’Annecy (1999), I Fiamminghi (1998-99-2000), la Camarata de Bourgogne (1999), l’Orchestre de Radio-France, l’Orchestre de Radio-Stockholm, l’Orchestre de Suisse Romande à Genève (2000) et l’Orchestre National des Pays de Loire (juin 2000 - programme original enregistré par Radio-France et France 3), ainsi qu’avec l’Orchestre de Basse-Normandie avec lequel il a enregistré un CD, sorti en avril 1999 et avec lequel il a joué en Normandie, en Angleterre et en Sicile (janvier 2000). En 2001, Juan José a enregistré Ciudad triste, avec lequel il a triomphé en concert au Théâtre National de Chaillot, à Paris, prouvant par là-même que le tango argentin a encore de belles heures devant lui…
Voir aussi : Antonio Agri ; Patrice Caratini.
Contacts
Agent
Pays: France
Nom: So Tango! / Solange Bazely
Tél: 05-61-26-23-02
E-mail: solange.bazely@free.fr
Site web: www.so-tango.com
Adresse: 21, rue du Grand Prieuré
75011 Paris
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