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A la Réunion, Firmin est reconnu comme l’homme venu au secours du maloya, la musique traditionnelle créole, dont la survie était gravement compromise par une assimilation pesante et partisane des pouvoirs publics, à l’image d'ailleurs des autres traditions orales. Chez lui, la totalité de la transmission instrumentale est sauvegardée : on retrouve le "rouleur", le "bobre", le "triangle", le "kayamb". Firmin est de ce "maloya la case, maloya la kour". La famille, les amis se réunissent pour danser et chanter. On cultive le temps retrouvé, la légèreté, les chroniques des travaux et des jours qui passent.
Crédit Photo : D.R.
Le maloya, ses rythmes, ses instruments, et surtout ses rôles, nous parviennent directement de l’esclavage. Cette « danse des noirs » frappait les observateurs de l’époque par ce mélange déroutant de « mélancolie », de « lascivité » et de « chagrin du pays perdu ». Le maloya est la face profane d’un rite sacré et confidentiel : le « kabaré » ou le culte des ancêtres, que les esclaves ont reconstruit, presque en secret. Pour ces hommes déracinés et dépossédés de leurs origines, ce rite a été fondamental pour rester en communion avec les esprits et les anciens. A côté de cette réappropriation de l’ancestralité, le « kabaré » est le temps fort des interventions du guérisseur pour une thérapeutique qui soigne autant les esprits que les corps. Dans la seconde partie du Kabaré, commence alors le maloya, le temps de la danse après le sacrifice symbolique. Le maloya de Firmin est au cœur de cet héritage.
Voir aussi : Granmoun Lélé ; Zarboutan.
Contacts
Agent
Pays: France
Nom: Marabi/Christian Mousset
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E-mail: marabi@wanadoo.fr
Site web:
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