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Michel Benita ? La droiture incarnée. Sa rigueur et sa précision lui ont permis d’être un voyageur infatigable et d’affirmer avec constance sa personnalité tout en évoluant au sein d’univers multiples. Lee Konitz, Martial Solal, Joshua Redman, Roy Haynes ou Enzo Enzo, sont quelques-uns des nombreux musiciens qui ont sollicité son jeu de basse pur et simple, d’une netteté universelle. N.T
Crédit Photo: D.R.
Né le 29 juillet 1954 à Alger, Michel Benita arrive en France cinq ans plus tard. Il étudie d’abord la guitare puis la contrebasse au conservatoire de Montpellier. Sa carrière professionnelle débute en 1976 avec des musiciens habitant la région, tels que Jean-Marc Padovani, Guy Lafitte ou Bill Coleman. Ouvert à toutes les propositions et prêt à se déplacer n’importe où, il multiplie les rencontres, de festival en festival : avec Henri Texier notamment, mais aussi Michel Mare, Hervé Bourde ou Colette Magny. En 1981, il s’installe à Paris. Sa réputation déjà solide, sa maîtrise absolue de l’instrument, ainsi que son toucher fin et subtil, séduisent de nombreux musiciens : Eric Barret, Aldo Romano, Daniel Humair, Enrico Rava, André Ceccarelli, Michel Portal mais aussi Archie Shepp, Horace Parlan, Kenny Werner ou Peter Erskine… En 1986, François Jeanneau, avec qui il avait joué dans un quartet rassemblant Marc Ducret et Tony Rabeson, l’engage dans le premier Orchestre National de Jazz. Il effectue avec lui de nombreuses tournées, en Europe et en Afrique, enregistre un double album et côtoie quelques invités de prestige : John Scofield, Mc Coy Tyner et Gil Evans. A partir de 1988, Michel Benita débute sa carrière de leader. Il signe ses propres compositions dans un quartet auquel participe la pianiste Rita Marcotulli. Deux ans plus tard, il enregistre son premier album sous son nom pour label Bleu intitulé Préférences, avec Dewey Redman (s), Rita Marcotulli (p) et Aldo Romano. Le quartet ainsi créé se produira en Suède, à Paris et en Italie. En 1994, il sort un deuxième album. Par ailleurs, Michel Benita poursuit les rencontres et les expériences, avec Nguyên Lê, Erwin Vann et Simon Goubert, mais aussi Jean-Michel Pilc ou Nelson Veras. En 1995, il intègre le groupe Palatino qui réunit Paolo Fresu (tp), Aldo Romano (dms) et Glenn Ferris (tb) et enregistre pour Label Bleu.
Voir : Rita Marcotulli ; Palatino ; Stefano Di Battista.
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